
Généalogie de la famille
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Lignée Théry et ¨son¨ village :
Le premier ancêtre connu de la famille serait un certain Jean Théry né au XVII°siècle , décédé en 1706 . Il aurait épousé une Jeanne Coutau et aurait eu au moins un fils dont on trouve officiellement la trace ; ce fils , né le 3 juillet 1671 à Arras, ville importante des Flandres, alors sous domination espagnole où règnait Philippe IV , s’appelle Michel Théry et il est référencé au registre d’Etat Civil de la ville d'Arras sous le numéro 5MI41R3
Michel est allé s’installer dans un village situé à 30 kilomètres au nord-est d'Arras, où régnaient 3 seigneuries : celle de Ribeaucourt la plus importante , la segneurie du Bray et celle du Liez . Ce village était réputé pour sa fabrication d'allumettes faites d'un morceau de paille de chanvre sans nœud pour servir de conduit à souffle, soufrée à chaque extrémité, que des colporteurs allaient vendre jusqu'à 150 km à la ronde .
Michel exerçait le métier de meunier . Il a épousé en 1706 Elizabeth Marie Villette qui lui a donné 8 enfants dont l'ainé Michel Joseph né en 1706 est le chainon de la famille .
En 1760 le seigneur du Liez qui exploitait une tuilerie, a obtenu l’accord du roi pour créer une verrerie à Douai afin d’utiliser le sable et le bois de son domaine ; ouverte en ¨1789¨ cette verrerie a du, pour cause, fermer peu après . En 1790 ont été créés les départements, et la seigneurie de Ribeaucourt a donné son nom au village de Raimbeaucourt qui totalisait alors 360 foyers .On note dans les archives qu’en 1793 la municipalité ä été félicitée pour avoir fait offrande à la patrie, pour les soldats de l’an II, de 12 paires de souliers et de 460 livres¨! A cette époque le recrutement pour l'armée se pratiquait sous forme de conscription par tirage au sort ; en 1795 56 enfants du village, dont parfois 3 d'une même famille , étaient sous les drapeaux . La conscription a été abolie par Louis XVIII en 1814 . C’est en 1795 que la Convention a adopté le système métrique et décimal .
Michel Joseph a épousé en 1736 Marie Marguerite Dewis . Leurs descendants, qui se succédèrent près de trois siècles durant dans le même village, furent Antoine Joseph marchand linier et garde-champêtre, Michel Joseph, Louis François censier à brouette ( cultivateur propriétaire d'une vache, basse-cour, cochon et moutons ) Louis François Joseph maçon , Auguste Louis Joseph également maçon .
Auguste Louis Joseph né en 1863, a eu en 1885 une fille Marie d’un premier mariage avec Célina Couture . Marie a épousé un certain René Lepercq mort à la guerre de 14/18 la laissant veuve avec 2 filles Marguerite et Jeanne ; seule descendante, Renée la fille de Jeanne a épousé Henri Cauchy et est actuellement domiciliée à Douai .
Devenu veuf très jeune Auguste Louis Joseph s'est remarié à Marie Delplanque qui, en aoùt 1897 donnait naissance à un fils Auguste, 3 mois après le décès de son mari . Celle-ci qui avait alors 31 ans, employée de ferme, a le mérite d'avoir élevé seule son fils, lui assurant un enseignement secondaire professionnel de menuisier . Elle s'est ensuite remariée avec un fermier du nom d'Achille Ballot et s'est éteinte à 86 ans .
Auguste adolescent a fait partie de la musique municipale comme trombone et participé à de nombreux concerts . Vu son âge, et vivant sous occupation allemande, il a échappé à l'enrôlement pour la grande guerre . Il a rencontré une certaine Noémie Deschout, fille d'un émigré flamand qu'il a épousée et dont il a eu un fils, René, en 1925.
A ce moment là, le village comptait 3000 habitants (aujourd’hui 4500) ; il y avait 60 agriculteurs , 30 estaminets… et pas un seul chômeur ! L’activité minière concernait une part très importante de la population ; il n’y avait pas d’eau courante et le chauffage, produit par une cuisinière au charbon, était généralement limité à la pièce faisant fonction de cuisine ; les rues étaient peu éclairées, au gaz dans certaines communes comme Fresnes .
Aujourd’hui il subsiste quelques agriculteurs qui se sont orientés vers la production d’endives et aussi et surtout la production d’asperges, devenue spécialité de la commune .
La plupart des communes du Nord ont leur ¨géant¨ comme la famille Gayant à Douai . Pour n’être pas en reste Raimbeaucourt a créé le sien en 2005, sous le nom de ¨Z’allumet¨.
Lignée Delplanque :
Le premier ancêtre répertorié né en 1719 se prénommait Charles Louis Joseph . Lui ont succédé Charles Louis, Firmin Joseph, et César Joseph ; ce dernier, charpentier de son état , a épousé Augustine Blondeau qui lui a donné 4 enfants dont Marie (ci-contre) la grand-mère de René, et Amélie Marie Joseph grand-mère d’Alfréda Carlier ; celle-ci est toujours domiciliée à Raimbeaucourt .
Lignée Deschout
La famille Deschout est originaire des Flandres dont le dernier ancêtre répertorié Jean, né près de Bruges en 1826, a eu 7 enfants avec Nathalie Ondanck .
Charles, le plus jeune s’est expatrié en France ne gardant de relations qu’avec l’un de ses frères, Camille . Il y a épousé Marie Stéphanie François ( ci-contre ) qui lui a donné 4 enfants : Maurice dont la descendance est éteinte, Noémie la mère de René , Jeanne restée célibataire sans enfant, et Raymonde dont les 2 filles, Nicole et Thérèse habitent le Valenciennois , respectivement à Condé/Escaut et Petite Forêt .
Charles est venu travailler dans les filatures de Roubaix en qualité de ¨débourreur¨; c'est là qu'il a rencontré sa femme, elle même expatriée du Cambraisis, une région où la plupart des familles vivait de la filature pratiquée artisanalement sur des métiers installés dans le sous-sol des habitations. Ensuite Charles s'est fait embaucher comme mineur de fond dans les Houllières jusqu'à la retraite ou il a repris un estaminet à Fresnes sur Escaut, et travaillé dans une banque .
Camille a eu une fille Marguerite, qui a eu elle-même une fille Marcelle actuellement domiciliée à Moucron près de ses 4 enfants.
Lignée François :
Marie Stéphanie François , l'épouse de Charles Deschout, est née en 1879 à Saint Soupplet près de Le Cateau Cambraisis , le pays d'Henri Matisse ( né 10 ans auparavant ) ; elle était l'ainée des 5 enfants du couple Jean-Baptiste François/Stéphanie Roger ; aucune trace de cette famille n'a été retrouvée .
Photos

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